Une dépêche de l’AFP a été reprise par plusieurs canards sur une affaire de justice injuste en Egypte.

Un couple a écopé de 3 ans et 7 ans de prison ferme pour échangisme et libertinage.

Un homme 48 ans et fonctionnaire, sa femme 37 ans et enseignante, auraient initié un site de rencontres libertines sur Internet dans lequel 44 couples se seraient inscrits.

Jugés par la cour criminelle du Caire, le président de la Cour aurait même jeté au moment du verdict : “un des pires crimes jamais commis” dans le pays.

Un verdict qui laisse pantois. Au nom de quelle loi on peut interdire à des personnes adultes de gérer librement leur vie sexuelle? Que des gens aient des moeurs débridées si ça leur chante, tant que cela ne nuit pas à la vie publique, où est le mal?

Ce qui est encore plus sidérant, c’est que dans des cas pareils, les premières préoccupations judiciaires portent normalement sur les enfants. Or les enfants du couple ne semblent pas avoir été les sujets d’une attention exclusive par un Président de la Cour bien à l’aise dans ses étroites oeillères.

Face à un intégrisme galopant, la liberté individuelle a encore du chemin à faire dans certains pays arabes.

Feriel.O