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Sur ce sujet qui semble enflammer les politiques ces derniers jours, un panorama de la presse française et de ses angles d’attaque du problème.
A l’origine du débat ( intitulé sciemment “Le voile : second round” dans l’émission de France 5, C dans l’air du 19 juin) des députés qui ont soulevé le problème des musulmanes intégralement voilées. Un accoutrement qui pose un
problème d’identification de la personne et qui témoigne d’une inégalité homme/femme “inacceptable” en France. Des éléments sur lesquels revient Le Monde.fr dans “Des députés ouvrent le débat sur le port de la burqa” et “Le port du voile intégral bouscule la tradition laïque française“.
Dans Le Parisien.fr, qui a aussi survolé les multiples soubresauts évoqués plus haut et ailleurs, un papier plutôt intelligent. Le B A BA du voile et ses avatars, un article définitionnel qui s’impose à un moment où les esprits qui s’échauffent risquent de s’embrouiller “Définitions: Burqa,hidjab,niqab ou tchador?“
Certains hebdomadaires et quotidiens se sont plus penchés sur les personnalités politiques favorables ou réticentes à une loi interdisant la burqa : “Burqa: le CFCM, opposé à la mise en place d’une commission, en appelle à Nicolas Sarkozy” et “Badinter conseille de ne pas se précipiter sur la burqa” a titré le Nouvel Obs.com pendant que l’Express.fr publie “Rama Yade pas opposée à une loi sur la burqa en France“. Une dépêche de l’AFP rend compte de la position de Laurent Fabius “Burqa: Fabius met en garde contre “une mise en cause de la religion” musulmane“, “Luc Chatel favorable à une loi sur le voile intégral” a titré encore l’Express.fr.
Le tri des articles et des liens est laborieux, le buzz fait autour du sujet a créé un flux d’informations qui donne le tournis. Enfin, le sujet n’est pas encore clos puisque Nicolas Sarkozy tranchera lundi le 22 juin.
Burqa ou pas burqa en France? that is the question.
F.O

Femmes afghanes
La situation, plus qu’alarmante, de la femme afghane n’a pas fini de faire couler l’encre, de faire réagir les humanitaires, de faire rager les associations féministes internationales.
Le débat continue autour de cette loi de la honte que Hamid Karzai avait promulguée sans ciller il y a un mois.”Une femme est tenue de satisfaire les désirs sexuels de son mari” tel est le contenu d’un des articles de cette loi chiite qui codifie la vie conjugale dans son aspect le plus intime. Une loi qui se voit rapidement porter un nom : “le viol conjugal” selon les médias étrangers. Peut-on légaliser un tel crime?
Cette loi, mal interprétée d’après Hamid Karzai, a alarmé l’opinion internationale. Barack Obama, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont déploré une telle initiative. Des femmes afghanes ont manifesté dans les rues contre ces articles qui menacent de faire régresser encore plus leur situation. Par ailleurs, des contre-manifestations ont eu lieu pour les obliger à se soumettre à “la volonté de Dieu“.
Face au tapage médiatique Hamid Karzai a promis de réviser les articles de la loi en question. Mais le plus révoltant reste à venir.
Mohamed Asef Mohseni, l’ayatollah qui a créé l’article assure que c’est un quiproquo, qu’il n’est pas question de viol conjugal et que “Cela ne doit pas être une obligation pour la femme de dire oui tout le temps, parce que certains hommes ont plus de désirs sexuels que d’autres. En revanche, si une femme dit non, l’homme a le droit de ne pas la nourrir“.
Là on s’interroge : au nom de quelle loi on codifie la vie sexuelle d’un couple? Pire : comment peut-on concevoir une vie de couple basée sur un chantage alimentaire qui réduit l’épouse à l’état d’esclave sexuelle ou même d’une prostituée obligée à se donner pour manger à sa faim?
Face à de telles attitudes, de telles mentalités, on se demande dans combien d’années, de siècles encore la femme afghane va avoir une vie digne d’un être humain à part entière? Un être doué de raison, pouvant s’assumer, prendre des décisions, prendre sa vie en main tout simplement sans avoir à rendre des comptes pour le fait de sortir, de manger, de respirer enfin.
F.O


